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La marque fournit la police en automobiles mais aussi en motos...

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"BMW 700 Coupé LS."

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"Un pied en Italie."

Laborieux que ce retour à l'automobile civile pour BMW après-guerre. En 1952 la marque est enfin autorisée à relancer ses automobiles mais les choix stratégiques seront pour le moins loupés. La grassouillette berline 501/502 était aux antipodes des canons esthétiques de l'époque et son prix élitiste n'a pas soulevé l'enthousiasme des acheteurs. A l'autre bout se trouvait une microcar Italienne vendue sous licence, l'Isetta, imaginez le grand écart dans la gamme et le manque de cohérence! Le roadster 507 était quand à lui la vision idéalisée de la voiture plaisir mais à quel prix, ouille!
Alors quand on souhaite garder une image de marque valorisante et que l'on refuse de basculer chez les généralistes, il faut trouver d'autres solutions. L'idée viendra de Wolfgang Denzel, l'importateur BMW en Autriche et aussi constructeur de petites voitures de course. Pour lui, il faut que BMW fabrique sa propre Isetta plus en phase avec l'image du groupe, une petite auto bon marché mais au dessin plus mature et eu style plus valorisante. Denzel forme un cahier des charge et Michelotti en Italie dessine la voiture.
La nouvelle 700 est dévoilée au salon de Francfort 1959, elle fait oublier l'Isetta grâce à une véritable ligne de voiture, qui en plus offre une certaine élégance. En revanche elle ne porte pas sur elle l'ADN BMW comme la calandre à double haricots, sans logo elle pourrait aussi bien être une Volkswagen qu'une petite Anglaise. On peut aussi opter pour la version dite "Coupé" à l'arrière affiné et aux vitres de custode triangulaires.
Le moteur est positionné à l'arrière, c'est un bicylindre à plat 697 Cc issu du pôle moto de BMW, il est refroidit par air. Les plus médisant diront que la 700 est une Coccinelle "premium", c'est un peu vrai. Ce bloc de 30 chevaux se montre fiable et suffit à mouvoir la petite auto, il en affiche 40 pour la version "Coupé" aux prétentions plus sportives.
Le démarrage est satisfaisant et BMW va élargir la gamme d'un cabriolet dès 1961. Elle est suivie l'année suivante par une version "LS" rallongée de 32 centimètres. En fait il était prévu que la 700 s'offre un nouvel ensemble 4 cylindres plus puissant mais aussi plus lourd. La position tout à l'arrière à finalement rendu caduque cette solution qui mettait à mal le comportement de la voiture.
Une version "Luxus" est disponible pour 1962, elle apporte un complément d'équipement bienvenu pour cette auto certes bien présentée mais un peu pingre en matière de dotation. Par exemple, elle n'avait avant pas de jauge à carburant! Mais comme BMW est un fabricant de motos, un robinet permettait d'alimenter une réserve en cas de panne.
En 1963, la puissance de la berline passe à 32 chevaux pour compenser son augmentation de poids. Avec une bonne vitesse maxi de l'ordre de 120 Km/h et 135 Km/h pour le coupé, allié à une faible consommation, la 700 était un très bon choix malgré un prix de vente supérieur à celui d'une Renault 8. Mais elle était mieux finie et plus valorisante.
En 1965 elle cesse d'être fabriquée car entre temps BMW à enfin trouvé SA voiture qu'elle espérait depuis tant d'années, la berline 1500. Vendue à 188.211 exemplaires, la petite 700 n'aura pas été un anecdotique modèle, elle sera une voiture de transition qui va mettre la marque Allemande sur la voie de la grande série.
Ce joli coupé bleu de 1964 montre bien le soin apporté à sa réalisation, ses belles finitions et la qualité qui ressort de l'ensemble de cette voiture qui sous la forme de ce coupé dégage une vrai personnalité et une jolie dose d'élégance Italienne.

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A Paris, vente Artcurial novembre...

"Salmson S-4 E Cabriolet."

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"La fin d'une ère."

Salmson a toujours vécu en marge et dans l'ombre d'autres constructeurs plus renommés comme Talbot, Delahaye et Delage, une injustice qui fait que cette marque reste toujours méconnue du publique. Pourtant Salmson est une marque Française qui fabriquera de coquets modèles dont la plupart ont terminé dans l'oubli collectif. Salmson ce sont de belles voitures reversées à une clientèle aisée et fabriquées avec soin, elles n'avaient pas à rougir face à la concurrence.
A la base, Salmson est un fabriquant de moteurs d'avions qui a connu sa période de gloire lors de la première guerre mondiale et c'est en 1919 que la marque Française se lancera enfin dans l'aventure automobile. Comme on l'imagine, la paix fera s'effondrer les commandes d'aéronefs militaires et comme le marché civil restera éternellement ultra élitiste, il fallait se ménager une issue de secours. Car il ne faut pas oublier qu'au début de l'épopée de l'aviation, on pensait que ces engins se démocratiseraient dans un futur proche et que ce moyen de transport serait à moyen terme celui de nombreuses familles. Les constructeurs devaient songer à des usines fabriquant des avions en grande série tout en en faisant baisser considérablement les coûts. Ce doux rêve n'aura jamais lieu, il laissera place à des choses plus terre à terre, l'automobile, pour les constructeurs d'avions, c'est logiquement vers la voiture qu'il faut s'orienter.
C'est avec des "cyclecars" que Salmson débutera, des autos spartiates et légères voir sportives et surtout bon marché qui bénéficiaient en plus d'allègements fiscaux, elles auront leur heure de gloire et Salmson en vendra un très grand nombre. Par la suite, la gammes se constituera de modèles bourgeois qui réussiront à maintenir à flot le constructeur.
C'est une fois de plus la guerre, la seconde, qui mettra Salmson dans de graves difficultés commerciales et financières. A la fin du second conflit, la marque Française devait repartir de presque rien et c'est avec la jolie G72 "Randonnée" que Salmson va tenter de retrouver une image dynamique mais les clients ne se bousculeront pas et le navire semble prendre l'eau, il faut donc tirer une ultime cartouche et elle se nommera 2300 S. Ce coupé très réussi à la ligne "ponton" présenté en 1953 est une véritable réussite mais son prix trop élevé la rendra trop marginale et finira par faire échouer définitivement la marque en 1957.
Mais j'ai été bien vite car le modèle "S-4" sortit en 1929 sera un des modèles les plus marquant du constructeur. Salmson est un vrai constructeur entendez qu'il fabrique les carrosseries mais aussi ses mécaniques. La "S-4" possède un bloc très en avance sur son temps, un quatre cylindres 1732 Cc à double arbre à cames en tête. Fort de 50 chevaux, il place la "S-4" au rayon des meilleures berlines de son époque. Plus modeste que les Delahaye où Delage de son époque, elle était chère et restera assez marginale.
Elle sera suivie par son évolution, la "S-4E" sortie en 1937, son style est intéressant car novateur, ses phares intégrés aux ailes suivent la mode de l'époque, nous sommes loin de l'ère de la ligne "ponton" mais ce souci d'aérodynamisme témoigne d'une envie de voir l'avenir de l'automobile. Avec sa haute et statutaire calandre, son châssis surbaissé et ses petites fenêtres, la "S-4E" semble taillée pour avaler les longues distances à un train d'enfer. Son moteur est un ensemble quatre cylindres 2.3 litres de 70 chevaux souvent associé à l'excellente et très à la mode boite "Cotal".
La gamme se constitue d'une élégante berline, d'un coach deux portes et d'un savoureux cabriolet. Ce dernier qui est ici exposé n'a pas à rougir s'il fallait le comparer à une Delahaye, sa ligne majestueuse est d'un équilibre parfait. Sans trop en faire, le cabriolet "S-4E" était à mon sens bien plus séduisant et équilibré qu'une Citroën Traction Avant décapotable, je vais pas me faire que ds copains mais j'assume mes goûts. D'ailleurs ceux qui ne connaissent ni la marque et ni le modèle doivent lui coller l'étiquette d'une automobile Britannique. Et comme la grande partie des voitures luxueuses de cette époque, elle était distribuée en conduite à droite, comme c'est le cas ici.
Salmson va en dériver un modèle plus modeste, la "S-4-61" qui hérite du "petit" bloc 1732 Cc de 55 chevaux. Rivale de la Citroën Traction, elle est de facture plus classique sur on architecture mais propose une mécanique bien plus intéressante. En revanche, fabriquée artisanalement, elle en coûte le double!
La "S-4E" poursuit de son côté sa carrière qui reste pour le moins confidentielle, son tarif costaud l’assomme d'autant plus que sa place se situe entre la Traction 15/6 et les luxueuses Delahaye. lorsque sa production doit être stoppée pendant la guerre, Salmson n'en aura vendu que 369 exemplaires.
Comme chez tous les autres constructeurs où presque, la production redémarre en 1946 et on reprends comme si le temps s'était arrêté. Les modèles d'avant guerre reprennent du service en attendant les vraies nouveautés à venir quelques années plus tard.
On retrouve donc la belle "S-4E" au catalogue Salmson mais elle ne sera pas simple à vendre en ce temps de reconstruction. Les clients sont peu nombreux pour s'offrir une voiture d'occasion, alors pour une neuve encore moins et pour un modèle aussi cher, il faut patienter bien longtemps avant d'en voir un signer un bon de commande. Produite jusqu'en juin 1951, elle réussira à trouver 1014 clients malgré tout. C'est bien peu et Salmson pris à la gorge n'a rien à proposer comme production de masse. La Randonnée et sa ligne "ponton" tente de se faire passer pour une auto moderne mais ses dessous d'une autre époque ne trompent personne. Son tarif élitiste la catapulte dans le grand trou noir de la production artisanale Française en totale perdition, elle convaincra à peine environ 500 clients originaux. Reste la 2300 S, celle qui pouvait relancer la machine. Ce coupé et cabriolet avait de grandes ambitions et de vrai qualités à faire valoir. Une ligne superbe et un excellent moteur mais son prix délirant et sa fabrication à la main lui ôtait toute chance de réussite, en 1955 Salmson cesse de produire des automobiles.
Ce très bel exemplaire de 1950 peint en deux nuances de vert et superbement restauré était équipé de sa boite "Cotal". Estimée entre 60.000 et 80.000€, cette belle auto qui signe le tournant d'une époque restera sur la touche.

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"BMW 1500."

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"La matrice."

Le succès relatif de la petite 700 va sans doute motiver BMW à poursuivre la recherche effrénée du modèle phare qui lui manque tant depuis que l'activité automobile a été relancée en 1952. Si le ciel semble s'éclaircir, le nuage menaçant de Daimler plane toujours sur Munich, l'étoile Mercedes attends que BMW mette un genou à terre pour hériter de ses installations et faire grandir encore plus son empire.
Paradoxalement, BMW va sans doute s'inspirer de Mercedes en imaginant lancer une berline haut de gamme s'adressant à la même clientèle, ce qui était culotté. C'est encore Giovanni Michelotti qui est sollicité après la petite 700, il trace des lignes droites simples mais élégantes où rien ne dépasse. Cette berline qui va porter le nom de 1500 est comme un costume parfaitement ajusté et impeccablement repassé. Pourtant, elle porte sur elle tous les marqueurs BMW qui deviendront par la suite de véritables fondamentaux pour l'éternité, elle devient officieusement la "Neue Klasse".
La 1500 est dévoilée en 1961 au salon de Francfort. Ce qui marque le plus est la régularité du style qui fait entrer le style ultra baroque des 501/502 directement au musée. Le coup de génie est sans doute la calandre où tout a été fait pour en faire à elle seule un objet de désir et qui marque une identité puissante. L'avant en flèche jette en plein visage deux haricots inclinés vers le bas, ils sont cernés par des demi calandres en inox intégrant à leur extrémités deux optiques rondes. Ce regard frondeur est une force mais on remarque aussi d'autres détails intéressants comme ces clignotants logés dans les coins que l'on verra plus tard sur la série "02" où bien encore ce trait qui fait le tour de la caisse en passant sous les poignées de portes. Et tant que l'on regarde le voiture de côté on ne peut laisser sous silence la forme légendaire de la custode et de sa vitre, un "gimmick" qui fait partit intégrante de toutes les BMW depuis. Seul l'arrière est ici une sorte de coup d'essai que l'on ne reverra plus pas la suite avec ces petits feux verticaux qui deviendront plus tard pour toute la gamme de larges pièces horizontales.
A bord la luminosité est parfaite, la présentation sobre mais de qualité et l'équipement correct. Le sentiment de bien être est réel mais cette berline de bonne taille dégage aussi une certaine classe et une part de bourgeoisie, la clientèle Mercedes n'y sera pas insensible. L'habitabilité est bonne et le coffre à bagages spacieux.
Elle fait une belle impression cette 1500, ses dessous sont dans l'air du temps avec un châssis monocoque et une propulsion, la marque y sera fidèle très longtemps, comme Alfa Romeo, le rival Transalpin.
Pour ne pas décevoir la clientèle et prouver que BMW est un motoriste, un quatre cylindres super carré 1.5 litres de 80 chevaux lui est attribué. Cette puissance est très bonne pour l'époque même si aujourd'hui elle est "limite" dans une Twingo. La voiture était légère et son comportement rassurant, voir amusant.
Le succès est enfin arrivé, la berline séduit et l'usine tourne à plein régime, déjà on prépare une version plus puissante qui arrivera l'année suivante, la 1800 et ses 90 chevaux puis la 1600 en 1964 qui remplace la 1500 et qui affiche 83 chevaux. Puis arrivera la 2000 avec ses grands phares rectangulaires et la série des coupés CS mais tout ceci, on en reparles ensuite.
La berline 1500 sera produite entre 1962 et 1964 et se sera écoulée à 23.807 exemplaires, elle va ouvrir la voie à une lignée légendaire qui n'est pas prête de s'éteindre. Cette belle version bleue date de 1963, l'aventure BMW est enfin en marche!

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"Jeep Grand Wagoneer."

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"Visionnaire."

L'histoire avec un grand H la rendra célèbre dans le monde entier. La Jeep qui débarque sur les plages de Normandie le 6 juin 1944 va devenir le modèle militaire le plus sympathique et aimé qui soit. Crée pour cette occasion, la marque devait par la suite servir aux troupes Américaines et se cantonner aux casernements avec sa logique évolution militaire.
Pourtant c'est dans la vie civile que la Jeep trouvera un débouché commercial inattendu. Quasiment vendue tel quel aux particuliers, la Jeep sera ensuite déclinée dans des modèles plus cossus comme la Jeepster dès 1948, elle devient l'une des pionnières des SUV en quelque sorte.
Mais en 1963 un tout nouveau modèle arrive dans la gamme, le Wagoneer. Jeep à mixé deux types de véhicules, un break et un tout-terrain histoire de proposer un modèle unique pouvant séduire une large clientèle.
La première Wagonner posait déjà les bases, c'était une voiture confortable, habillée comme une auto civile avec un bon niveau d'équipement et qui grâce à sa hauteur de caisse élevée et sa transmission intégrale pouvait passer là où aucune autre n'était capable d'aller. En fait, elle offrait la polyvalence que le Land Rover n'avait pas et sera sans doute celle qui va accélérer la naissance du Range Rover 7 années plus tard.
C'est Brooks Stevens qui le dessine sur le châssis du Jeep Gladiator. Vendu en 3 et 5 portes, il offre un moteur six cylindres en ligne de 140 chevaux. Vendu sous le blason Kaiser-Jeep, la Wagoneer propose en 1965 un V8 5.4 litres de 250 chevaux.
Mais c'est en 1966 qu'il voit sa face avant entièrement redessinée, adieu la haute calandre centrale, place à un long bandeau en inox vertical transpercé par des phares ronds de chaque côté, enfin le Wagoneer adopte un look qui va le rendre célèbre et lui donne une allure moins martiale. Il en profite pour introduire une luxueuse version "Super Wagoneer" qui sera une première dans la catégorie.
En 1970 AMC rachète Kaiser Jeep, afin de rentabiliser au mieux le modèle on lui greffe des moteurs issus du groupe, d'abord un V8 5.9 litres de 175 chevaux puis en option un 6.6 litres de 235 chevaux. Le Wagoneer perpétue sa philosophie et entre en rivalité en Europe avec le Land Rover bien qu'au départ l'Américain était bien plus cossu que le Britannique encore bien rustique en terme de présentation. N'oublions pas que l'engin en impose, 4.73 mètres de long pour deux tonnes d'acier.
Une version 3 portes est déclinée en 1974 et prends le nom de Cherokee SJ, plus compact, il s'adresse à une clientèle plus jeune. Le Wagoneer propose lui à la fin des années 70 une version "Limited" au luxe inédit dans la catégorie. Vitres et sièges électriques, climatisation, boiseries, régulateur de vitesses, sièges en cuir et décorations en faux bois sur la carrosserie ainsi que des jantes en alliage. Ce modèle hyper "bobo" va avoir un petit succès en France où de riches clients de la capitale voudront se faire voir à bord de cet engin atypique et capable de franchir les trottoirs de la capitale comme nulle autre.
Mais la fête sera de courte durée car le choc pétrolier va obliger Jeep à revoir ses moteurs d'une gourmandise maladive. Ainsi réapparaît au catalogue un six cylindres en ligne lus économe mais les ventes déclinent en ce début des années 80.
Pourtant le Wagoneer est toujours proposé par Jeep avec sa ligne qui est restée la même. C'est en 1984 que le Grand Wagoneer est mis a catalogue, il remplace le luxueux "Limited".
Il est restylé en 1986, la calandre est légèrement modernisée mais conserve ses nombreux chromes, à bord le mobilier est remanié mais le luxe de son aménagement reste fidèle à ce qui fait tout son succès. Mais un chamboulement arrive en 1987 car AMC est absorbé par Chrysler. Le géant Américain se rends vite compte que malgré son âge le Grand Wagoneer séduit encore de nombreux clients et surtout qu'il est déjà largement rentabilisé. Chaque modèle sortit d'usine offre un joli bénéfice au groupe, inutile donc de vouloir l'exclure, autant le laisser tout en l'améliorant doucement.
Finalement, il quitte le catalogue en 1991 après une interminable carrière de 28 ans!
Et oui, le modèle que vous avez ici sous les yeux est l'un des derniers, il date...de 1990! Modèle haut de gamme, il a été restauré depuis la caisse et entièrement mis à nu. Tout à été refait et le dernier propriétaire l'a acheté près de 100.000€! C'est à 48.640€ qu'il s'est adjugé lors de cette vente, une somme coquette certes mais bien loin des frais engagés il y a quelques années, sans aucun doute une rare opportunité pour s'offrir l'un des plus beaux exemplaires roulant en France.

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Lebubu a écrit:
A Munich...

"BMW 1500."

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Cette belle version bleue date de 1963, l'aventure BMW est enfin en marche!

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:hello: :pouce: J'aime bien cette BMW 1500 qui a modernisé l'image de BMW, et, je ne sais pas pourquoi, celle-là me plait encore plus :D ;)

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MessagePosté: Lun 11 Fév 2019 19:30 
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lol Je me demande aussi bien pourquoi...
Boomer se porte bien, pas trop dur cette visite de "Retromobile"? ;)

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MessagePosté: Lun 11 Fév 2019 22:13 
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Lebubu a écrit:
Boomer se porte bien, pas trop dur cette visite de "Retromobile"? ;)

:hello: Le boomer est content :bnc: il en a pris plein les yeux et a fait quelques rencontres plus que sympathiques :jap: ;) .... mais il se demande encore pourquoi il n'a pas pris ses chaussures "qui vont bien" :pff: :pff: plutôt que ces trucs qui tuent les pieds :desol: :pff:
Pour me remettre je viens d'abattre le mur que madame voulait supprimer depuis longtemps dans la maison...que du bonheur :( :givup: lol ;)

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MessagePosté: Mar 12 Fév 2019 10:38 
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lol

Chez BMW, on oublie pas non plus les deux roues, un domaine où par exemple Mercedes est absent.

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Les motos qui auront aussi eu leurs heure de gloire sur les circuits.

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MessagePosté: Mar 12 Fév 2019 10:59 
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"BMW 1600."

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"Le juste positionnement."

Tournant majeur pour BMW, la "Neue Klasse" est introduite en 1962 mais que signifie au juste ce terme? C'est le nouveau cap que doit suivre la marque qui ne croit plus pouvoir ne vivre qu'en vendant des voitures haut de gamme. Pour prospérer, il faudra désormais s'ouvrir à des voitures moins coûteuses et diffusible en plus grand nombre. Pas question toutefois de céder à la voiture populaire bon marché, on pense à des modèles plus petits mais aux gênes sportifs et chics à la fois, c'est ce que l'on appelle aujourd'hui le segment "Premium". C'est la solution que choisira également Alfa Romeo à la même période et qui se révélera être au final le meilleur choix.
C'est la berline 1500 qui inaugure cette nouvelle philosophie, elle propose des moteurs quatre cylindres de caractère alliés à une ligne dynamique qui offre un nouveau choix à bien des familles aux revenus un peu plus confortables que l'"ouvrier" moyen de l'époque, les fameux jeunes cadres dynamiques. Viendront ensuite, la 1600, la 1800 et la 2000. Si le haut de gamme 2000 CS se présente sous la forme d'un chic et onéreux coupé, la marque Allemande présente un coupé bien meilleur marché en 1966, la 1602, "02" pour deux portes. Il ne faut pas oublier non plus que BMW avait jadis racheté le petit constructeur Allemand Glas dont BMW avait extrait à son propre compte le coupé 1600 GT. Ce créneau était déjà en partit pris par BMW mais pas avec un véritable modèle maison, le voilà enfin.
Ce coupé de format plutôt réduit se présente sous une ligne tricorps qui se caractérise par un trait chromé ceinturant entièrement la caisse, un peu comme sur la Chevrolet Corvair par exemple. D'ailleurs c'est plus à mon sens un coach qu'un coupé. L'avant adopte les nouveaux codes chers à la marque avec une calandre en pointe inclinée vers le bas dont le centre est orné des fameux double haricots, des feux ronds sont montés aux extrémités et des clignotants originaux placés en hauteur aux coins des ailes, ce dessin es issu directement de la berline 1500. De profil la ligne de caisse absolument rectiligne apporte une luminosité remarquable grâce à des surfaces vitrées immenses, les montants étant réduits au minimum. Elle conserve par ailleurs la signature maison avec sa custode à la découpe spécifique qui mords sur la vitre. L'arrière tracé lui aussi à la règle se dote feux ronds d'aspect sportif, c'est le choix de BMW qui veux offrir cette image à sa marque, là encore comme Alfa Romeo.
Le moteur 1.6 litres de 85 chevaux ne manque pas d'énergie et les accélérations vigoureuses du quatre cylindre enchantent les essayeurs. En 1967 est ajouté la version "Ti", avec ses 105 chevaux, elle devient une véritable compacte sportive et séduit non seulement les Européens mais aussi les Américains, pari gagné.
La 2002 arrive en 1968, elle est l'aboutissement de la série avec son bloc 2.0 litres de 100 chevaux en entrée de gamme et qui avec la version à double carburateurs "Ti" passe à 120 chevaux, la vraie version à injection prend le nom de "Tii" et "sort" 130 chevaux, une voiture qui fera l'unanimité et qui sera en définitive la génitrice de celle qui deviendra quelques années plus tard la Serie 3.
C'est en 1967 que la cabriolet est dévoilé, basé sur la 1602, il se présente sous les traits d'un classique mais séduisant convertible. C'est le carrossier Bauer qui est en charge de la transformation mais les finitions se font à Munich, à l'usine BMW. Pourtant la "diabolisation" dont sont victimes les décapotables aux USA va faire changer radicalement cette variante à ciel ouvert. En 1971, la 2002 cabriolet remplace la 1602 mais elle est transfigurée, défigurée pour d'autres. En effet, les Américains ont soudainement peur d'être décapités en cas de retournement de leur décapotable, naît alors l'idée des modèles "Targa", une sorte de structure métallique découvrable offrant les sensations d'un cabriolet et la sécurité d'un coupé, le style en moins. Pourtant dans les années 70 cette nouveauté séduit et de nombreux constructeurs se lanceront dans l'aventure, Triumph, Lancia, Jaguar et même Porsche, tous rencontreront un joli succès.
Chez BMW c'est le carrossier "Baur" qui sera mis à contribution, l'artisan maîtrisant fort bien la technique. Cette version produite entre 1971 et 1975 sera reconduite sur la Serie 3 quelques années plus tard avant de revenir au classique cabriolet par la suite, la mode s'étant arrêtée au début des années 80.
C'est pour l'année 1971 qu'est présentée une nouvelle variante aux côtés du coach et du cabriolet, une originale version "Touring" à hayon. Si techniquement elle est identique à la version tricorps, son arrière entièrement revu fait dans l'originalité, l'étonnante poupe "fastback" lui donne presque un look Italien, il déroute les acheteurs et cette pratique troisième porte semble déranger par son aspect "utilitaire". Mais cette carrosserie atypique ne semble guère séduire les clients si bien que les version Touring auront une carrière décevante et marginale, BMW stoppera en 1973 sa production faute de ventes.
La "02" prend sa retraite en 1977 laissant place à la toute nouvelle Serie 3 qui en reprend presque tout et qui deviendra la star de la gamme et l'un des "best seller" de la marque Allemande. Si aujourd'hui encore elle reste une référence, la Serie 3 est désormais une "sage" berline chic qui semble avoir tourné le dos au passé, c'est aussi comme cela que l'on avance dans la vie.
Le charme et la finesse de cette 1600 originelle contribuent beaucoup à son charme aujourd'hui. Ce tout premier modèle de 1966 est donc l'ancêtre d'un modèle de légende à venir quelques années plus tard, la Serie 3.

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"Bentley Brooklands."

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"Coupé...façon de parler."

Fondé en 1919, la marque Bentley se fait connaître par ses modèles sportifs qui s'illustrent sur les plus grands circuits de la planète. Ces monstres d'acier à compresseur s'imposent à plusieurs reprises aux 24 heures du Mans mais se vendent aussi aux très riches particuliers. Le rachat par Rolls Royce en 1931 aurait pu signifier la fin de la marque et l’exécution discrète d'un redoutable rival.
Mais Rolls va faire perdurer Bentley au risque parfois de mettre la marque en marge avec des modèles dont en gros seul la calandre et le nom sur la carte grise diffère.
Dans les années 80 on redonne à Bentley un peu d'indépendance en lui offrant des versions turbocompressées qui proposent de vraies alternatives aux Rolls Royce. Puis les annés 90 voient la séparation entre les deux marques, une "embrouille" avec BMW et Volkswagen va dissocier les "greffons", BMW hérite de Rolls et Volkswagen de Bentley.
Cette séparation sera salutaire, elles vont redynamiser les deux marques qui portaient sur elle un petit voile poussiéreux.
Mais revenons au début des années 90, Bentley acquière une sorte d'indépendance en s'offrant enfin un coupé qui ne partage pas sa caisse avec Rolls Royce, la Continental R. Ce coupé tricorps de 5.34 mètres de long affiche la démesure que tant de richissimes Américains aiment. Pourtant sa ligne ne fait pas dans la dentelle mais sa stature imposante et surtout son luxe incomparable la rends hautement désirable. Quand à son moteur V8 turbocompressé de plus de 325 chevaux, il anime avec vigueur ce véritable dinosaure d'acier. A cela s'ajoute un somptueux cabriolet en 1995 baptisé Azure, la voiture idéale pour circuler dans les petites rues de Monaco où dans les grandes artères de Beverly Hills.
En 2006, Bentley qui est désormais sous la coupe de Volkswagen assure la succession de la Continental en lançant l'Azure de deuxième génération. Toujours plus luxueuse, toujours plus puissante, elle affiche aussi une ligne un peu moins empâtée malgré une longueur qui frise les 5.40 de long et un poids de près de 2.7 tonnes! Son V8 6.75 litres de 450 chevaux turbocompressé fait le job mais je vous laisse imaginer la gloutonnerie du mastodonte, l'un des plus grands cabriolets du monde!
Au salon de Genève 2007, Bentley fait une étonnante proposition, une version coupé de l'Azure, la Brooklands, c'est le nom d'un célèbre circuit Britannique. Le dessin est dans l'ensemble assez réussi et fait oublier les masses de cette voiture hors norme. De face, la Brooklands à un côté "vintage" avec ses quatre phares ronds que je trouve maladroitement intégrés dans une masse rectangulaire, tout ça sonne trop "bricolage" à mes yeux et artificiel. La grande calandre centrale est grillagée et peinte ton caisse, là encore on comprends que le CX n'a pas été l'axe de recherche de ces modèles! Le gros pare-choc est lui aussi dissocié, à l'ancienne et entièrement peint, il présente de larges entrées d'air elles aussi obturées par un maillage chromé. Le capot en relief suis bien les courbures de la calandre.
De côté, la Brooklands est plus convaincante, l'avant semble compact avec un court porte à faux mais l'arrière étiré offre une ligne "fastback" particulièrement fine et harmonieuse, une réussite. On découvre que la voiture se dispense de montants centraux et que le long porte à faux arrière lui donne une allure très chic. Les flancs sont assez lisses mais les ailes arrières s'offrent du muscle et de jolies et discrètes hanches bien présentes. C'est sans doute des 3/4 arrière que la Brooklands affiche pour moi le plus de personnalité et de charme. Les jolis feux inclinés, la malle légèrement bombée et la double sortie ovale d'échappement lui confère classe et sportivité, j'adore mais sur ces clichés il est impossible de s'en rendre compte.
A bord, le luxe est incroyable, Bentley est inimitable en terme d'ambiance, l'effet en ouvrant la porte est tout simplement magique. Le cuir omniprésent est somptueux, il recouvre la voiture jusqu'au pavillon. Il semble épais et les matelassures apportent de la chaleur, surtout dans la teinte ici présente. Les pièces en chrome massif vont jusqu'à doubler les poignées de portes intérieures, regardez-bien, les passagers arrières peuvent y avoir aussi accès!
Les boiseries n'en font pas trop et l'équipement est remarquable, la présentation explique soudain le prix de ces voitures, là au moins on sais où on a mis son argent!
Le moteur est le V8 6.75 litres alimenté par deux turbos, il sort 530 chevaux et affiche un couple qui à l'époque était un record! Le tout est associé à une boite automatique "ZF" à 6 rapports et un freinage en céramique pour ralentir ce chalutier du bitume. Le 0 à 100 est fait en 5.3 secondes et la vitesse maxi frise les 300 Km/h, pour ce boudoir de 2.6 tonnes, c'est exceptionnel!
Voiture personnalisable à la demande, il ne doit pas en exister deux exemplaires identiques sur les 426 modèles commercialisés entre 2008 et 2011. Imaginez, 42 couleurs, 25 cuirs et 3 type de boiseries, de quoi passer de longues soirées à peaufiner son "combo" parfait, bon courage mais il y a pire supplice dans la vie.
Ce modèle gris "Tungstène" date du 8 avril 2009 et à été livré à Paris. Elle restera en sa possession jusqu'à cette vente et n'affichait que 21.500 kilomètres. Estimée entre 80.000 et 100.000€, elle restera pourtant invendue. Sachez qu'un tel modèle neuf valait bien plus cher, preuve que même ces modèles de grand prestige décodent aussi assez fortement.

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MessagePosté: Mar 12 Fév 2019 14:00 
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:hello: :heu3: C'est le genre de voiture qui me laisse de marbre.... Bien finie, bien équipée, bien motorisée mais un côté "camion" (qui d'ailleurs correspond aux gènes de Bentley)... :heu3: peut-être en rose fushia avec jantes 22" plaquées or ....... :pff: :D si j'étais footballeur pro. :lol4: ;)

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MessagePosté: Mar 12 Fév 2019 20:54 
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Lebubu a écrit:
Vente Artcurial novembre 2018...

"Bentley Brooklands."

[...] Voiture personnalisable à la demande, il ne doit pas en exister deux exemplaires identiques sur les 426 modèles commercialisés entre 2008 et 2011. Imaginez, 42 couleurs, 25 cuirs et 3 type de boiseries, de quoi passer de longues soirées à peaufiner son "combo" parfait, bon courage mais il y a pire supplice dans la vie. […]

Au prix de la voiture et du nombre d'options disponibles, mon petit caprice de millionnaire aurait été de demander toutes les inscriptions… en français :prof:

Lebubu a écrit:
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MessagePosté: Mer 13 Fév 2019 06:02 
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Moi j'ai été subjugué par son habitacle, quel luxe!! :koi1:

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MessagePosté: Mer 13 Fév 2019 06:03 
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A Munich...

"BMW 2002 Ti."

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"Le bon numéro."

Planant tel un vautour au dessus de sa proie, Mercedes était persuadé au début des années 60 que BMW allait s'écrouler et qu'il serait temps pour l'étoile de s'emparer de l'entreprise Allemande jadis si prolifique. Il s'en et fallu d'un rien et l'arrivée de la berline 1500 dans cette série nouvelle baptisée "Neue Klasse". Puis c'est l'emballement, la petite 1600 deux portes est plébiscitée, sa ligne réussie mêlant bourgeoisie et sportivité séduit, sa vivacité amuse et son habitabilité la rends incroyablement polyvalente. Les carottes sont bien cuites du côté de Stuttgart, BMW à enfin trouvé une gamme cohérente et commence enfin à faire du chiffre.
Cette politique est éloignée de Mercedes, tandis que l'étoile ne veux pas descendre en gamme, BMW propose des voiture plus accessibles, moins élitistes. Les BMW sont notamment plus ludiques à conduire, elles ont un dynamisme qui séduit et sont le pendant Allemand d'Alfa Romeo.
Arrivée en 1966, la 1600 et ses 80 chevaux propose déjà de quoi satisfaire bien des pères de (petite) famille pressés mais il est possible d'extraire plus de cette voiture à la base très réussie et pouvant largement faire évoluer se capacités.
Son dessin est une fois de plus originaire d'Italie, c'est Michelotti qui trace les lignes de la 1600 et de ses déclinaisons. La famille "02", c'est un look qui fait mouche. Une calandre en pointe inclinée vers le bas à l'avant et des feux ronds à l'arrière pour la sportivité et une ceinture de caisse très marquée et pas mal de pièces en inox pour l'élégance. Les grandes surfaces vitrées apportent luminosité et visibilité sur un habitacle solidement construit et bien agencé. Spacieuse pour un coupé, disons plutôt un coach, elle s'offre aussi une belle soute à bagages.
La 2002 est l'évolution de la 1602, elle voit son quatre cylindres passer de 1.6 litres et 80 chevaux à 2.0 litres de 100 chevaux, un chiffre magique au milieu des années 60. En 1968, la plus délurée d'entre elle arrive, la 2002 Ti devient donc la plus puissante de la gamme et affiche quelque 120 chevaux, c'est remarquable pour une auto de cette taille. Pourtant elle reste discrète, les voies sont légèrement élargies et un logo "Ti" arbore la calandre et la poupe, rien d'autre vu de l'extérieur. A bord peu de changements hormis le volant sport à 3 branches et l'apparition d'un comte tours qui "délocalise" la pendule au centre de la planche de bord.
Mais c'est une fois en route que la "Ti" offrait le meilleur, son moteur "rond" offrait une plage d'utilisation qui lui permettait d'atteindre les 185 Km/h, de passer sous les 10 secondes au 0 à 100 et de mettre 31 secondes au kilomètre départ arrêté, des chiffres dignes d'une GT de l'époque. Avec une direction comme il faut et une boite parfaitement guidée, la 2002 Ti était un jouet fabuleux et pas uniquement dédié aux égoïstes. Son châssis avait été légèrement retravaillé et le freinage amélioré pour la rendre apte à cette augmentation de puissance.
BMW rajoutera 10 chevaux supplémentaires dans la version "Tii" lancée en 1971, elle sort ainsi 130 chevaux. La boucle sera bouclée en 1974 avec la méchante version Turbo qui affichait 170 chevaux et un look d'enfer. L'arrivée de la Série 3 sera l'occasion de lui faire adopter par la suite des blocs six cylindres en ligne mais tout ceci est une autre histoire.
Ce magnifique exemplaire orange de 1968 était équipé de feux longue portée très en vogue en ce temps. La couleur aussi était l'était et quel dommage de ne plus voir sur nos sinistres axes encombrés des voitures multicolores égayant nos embouteillages. Produite entre 19868 et 1971, la BMW Ti aura été vendue à 16.448 exemplaires.

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Dernière édition par Lebubu le Mer 13 Fév 2019 20:18, édité 1 fois.

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