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Pas sûr que ce soit un beau cadeau pour vous ce dimanche le suivant! lol

A Stuttgart...

"Mercedes-Benz Sprinter 313 CDi Rettungswagen."

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"Urgence vitale."

A l'image de l'automobile, le marché des utilitaires est sans cesse en croissance et la demande de plus en plus forte. Au cours des années 70 on trouve des camions, camionnettes et fourgonnettes de toutes tailles et qui à chaque renouvellement se rapprochent de plus en plus à l'univers du véhicule particulier en terme de confort, de finition et d'équipement.
En 1977 la gamme "TN" de Mercedes propose un véhicule à la demande exponentielle, celle des utilitaires de taille intermédiaire aussi à l'aise sur la route qu'en centre urbain. Ce créneau est si important qu'il est pris d'assaut par les généralistes, on trouve sur son chemin le Volkswagen "LT", le Ford Transit où encore le Citroën C25 et ses frères jumeaux Peugeot J5 et Fiat 242 sans oublier le Renault Master qui déboule en 1980.
Mis à toutes les sauces, le Mercedes "TN" est commercialisé jusqu'en 1995 et sera vendu à près d'un million d'exemplaires.
Le gâteau est gros et Mercedes ne compte pas laisser sa part. En 1995 le "T1N" lui succèdes mais il prends le nom de Sprinter. Le changement est radical, fini la troche de bulldog avec son capot retroussé, le nouveau Sprinter devient élégant avec son capot plongeant façon train à grande vitesse. Les codes de la gamme des berlines à l'étoile est repris avec la forme des optiques et des clignotants ainsi que la grande calandre en plastique noire sur laquelle est fixée l'indispensable étoile à trois branches.
C'est la même chose à bord où le dessin de la planche de bord est semblable à celui d'une Classe "E" mais en moins luxueux et en abusant de plastiques gris et noirs moins qualitatifs que sur une berline. Reste que rouler à bord n'est plus un calvaire, les efforts qui ont été apportés sont énormes à part des suspensions plus trépidantes et des sièges à l'assise un peu ferme, avaler des kilomètres à bord pendant des heurs ne devient plus un supplice. Il faut dire qu'entre le "TN" et le Sprinter, 18 années se sont écoulées.
C'est aussi l'heure de la collaboration (la bonne!) entre Mercedes et Volkswagen. Pour en réduire les coûts, le Sprinter est fabriqué aussi chez Volkswagen sous le nom de "LT". Mais il sera aussi fabriqué en Amérique du nord où on le retrouve badgé Dodge et Freightliner. Du coup, il est assemblé aux USA mais aussi en Argentine, au Japon et même au Vietnam.
Avec trois empattements différents et une palette de moteurs énorme, il est possible de faire presque du sur mesure avec le Sprinter. Là encore il sera mis sous toutes les formes possibles et des utilités multiples.
En 2000 il est relooké, le capot devient plus plongeant et mords maintenant sur l'étoile. Les phares sont plus effilés et des creux ont été fait dans le pare-choc avant pour que le chauffeur puisse accéder aux essuie-glace où nettoyer au plus près son pare-brise. Ce remodelage impose des ailes avant inédites.
Mais dedans tout est chamboulé, le tableau de bord entièrement nouveau se veut presque aussi soigné que celui d'une berline. Forme, matériaux, équipement, compteurs, ici Mercedes impose de nouveau standards destiné à une clientèle sans cesse plus exigeante mais qui doit aussi y casser sa tirelire, il est bien plus cher qu'un modèle au losange où de chez PSA. Notons aussi que le levier de vitesses n'est plus au plancher mais sur la partie droite de la console centrale, comme le Peugeot Boxer.
Il ne change rien à sa gamme toujours aussi fournie constituée de moteurs 4 et 5 cylindres essence et diesel. Il est retouché une dernière fois en 2002 puis cesse d'être produit en Europe en 2006. Un nouveau Sprinter le remplace encore plus moderne et toujours plus proche d'une confortable voiture de série.
Le modèle ici exposé est une version restylée d'après 2000. Ce "313" CDi de 2001 transformé en ambulance porte les couleurs des véhicules d'urgence d'outre Rhin et s'apparente à notre SAMU. Ici trois personnels à bord dont un médecin urgentiste capable de se rendre le plus rapidement possible sur une mission vitale. Le moteur est un bloc 4 cylindres diesel 2148 Cc épaulé par un turbo qui sort 129 chevaux et assisté par une boite de vitesses automatique "Sprintshift". A savoir qu'en Allemagne, 80% des ambulances sont des Sprinter, Mercedes à donc cannibalisé le créneau mais la demande sur d'autres secteurs est si vaste que la concurrence à toujours de quoi s'occuper.

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Dernière édition par Lebubu le Dim 13 Jan 2019 21:20, édité 1 fois.

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"Chevrolet Bel Air Sport Sedan."

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"Populaire mais propre sur elle!"

Il n'est pas toujours évident pour nous Français de nous y retrouver dans l'univers complexe et très fourni de gammes Américaine, toutefois, certains modèles semblent évidents et identifiables au premier coup regard. La Chevrolet Bel Air de seconde génération en fait partit.
Si la première génération vendue entre 1950 et 1954 est moins connue, celle qui lui succédera en 1955 sera bien plus marquante. C'est aussi une question d'époque, les années 50 apporteront un chamboulement esthétique majeur partout dans le monde et surtout aux USA qui prend à cette époque le chemin des étoiles. S'inspirant de l’aéronautique et de la conquête spatiale, les designers de Detroit vont sculpter des carrosseries toujours plus flamboyantes et fuselées les unes que les autres. De cette période naîtront des ailerons sans cesse plus imposants, des calandres qui n'en finissent pas de s'élargir et des excroissances chromées qui fleuriront de toutes part pour le plus grand bonheur des clients friands de ces détails clinquants et souvent très kitsch il faut le reconnaître.
Née en 1955, la Bel Air seconde génération monte en gamme, si la sérié précédente était un modèle populaire destiné à satisfaire les foyers de la classe moyenne Américaine, désormais il faut ratisser plus large et mettre sur le marché une auto qui corresponde aux exigences d'une clientèle qui souhaite posséder une voiture qui en "jette".
Alors le changement est radical, la voiture est moins arrondie, plus basse et suis la tendance du design de ce milieu des années 50. Les codes semblent identiques pour tous les constructeurs, massifs pare-chocs, large calandre feux en bout d'ailes avec une amorce de casquette, ailes arrières qui s'étirent, peinture deux tons et le fameux pare-brise panoramique. Il ne faut pas oublier les ornementations exotiques si chers à l'Amérique des années 50 comme l'avion stylisé fendant l'air et traçant les lignes de ce long et massif capot. La Bel Air de 1955 possède tout ces attributs et le résultat est remarquable. D'allure moderne et affichée à des prix justement placés, elle fait un véritable carton commercial.
Sous le capot elle innove, la Bel Air 1955 conserve le six cylindres en ligne pour les versions d'entrée de gamme et propose un bon gros V8 que la clientèle des Etats Unis adorent. La puissance de ce bloc 4.3 litres va de 162 à 180 chevaux. Disponible en boite automatique "Powerglide" à 2 rapports, elle devient ainsi l'une des monture préférée des Américains.
Avec une longueur de 4.57 mètres, elle se montrait relativement compacte mais offrait un vaste espace intérieur. A bord on entre en pleine ambiance années 50, la couler égaye cet habitacle où le choix des harmonies est proposé presque à l'infini, tout comme les options. C'est simple, malgré la quantité astronomique de modèles vendus, il en existe peu de réellement identiques! La planche de bord symétrique est parfaitement mise en valeur de par son style, les designers de Detroit savaient vraiment créer des ambiances uniques en ce temps, on comprends mieux pourquoi ces voitures faisaient rêver les automobilistes du monde entier.
Disponible en berline, break, coupé et cabriolet, la gamme était très riche et offrait un éventail très ouvert pour un maximum de clients.
Comme de coutume, chaque année on restyle le modèle, en 1956 la Bel Air est retouchée mais pas trop pour une fois, c'est notre modèle ici exposé. Enfin si le remodelage semble timide, elles ne partagent quasiment plus aucun emboutit commun! L'avant reçoit une calandre plus base et étroite mais qui se prolonge sous les phares et habille l'ensemble d'un chrome toujours plus présent. Les phares sont encore plus abrités sous leur casquette. Le capot est modifié mais conserve son avion stylisé si imposant, magique! Les flancs s'habillent d'une large flèche chromée partant des ailes arrières aux ailes avant, l'intérieur étant peint d'une autre couleur pour offrir un résultat si savoureux. Le pli est conservé le long des vitrages, il fait comme une sorte de V qui sert de démarcation à cette décoration multicolore.
A l'arrière les feux grandissent et le pare-choc est plus consistant, on note aussi que les deux nuances de couleurs suivent une forme d'arc à partir du millésime 1956, la voiture devenant visuellement plus bicolore encore. Plus subtil, la trappe à carburant est retirée, le remplissage se faisant par le feu arrière gauche...comme sur la Peugeot 403. La berline est disponible en version "hard top", c'est à dire sans montants, un style affiné que la clientèle plébiscite à cette époque, la voiture se donnant de faux airs de coupé à 4 portes. Quand au break dit "Nomad", il se paye le luxe d'être la version la plus chère de la gamme, Chevrolet ne lésinant pas sur les attributs luxueux pour en faire un modèle chic et décalé loin de sa destiné utilitaire.
Pour 1956 une version V8 de 225 chevaux était disponible, il s'agissait tout simplement de la mécanique de la Corvette. Quand au cabriolet, il était envisagé de lui offrir une fonction incroyable, une fermeture automatique de la capote en cas de pluie grâce à l'apport d'un détecteur, nous sommes en 1956! Mais le système, bien qu'homologué ne sera finalement jamais monté en série.
Notez enfin que cette Bel Air sera aussi très largement plébiscitée par les forces de police, en version 4 portes il va de soi. c'est ce modèle 4 portes qui est présent ici et s'il n'est pas rare en France, en croiser de si jolies l'est en revanche beaucoup plus. Cette magnifique berline bicolore symbolise le rêve Américain d'une époque désormais bien lointaine où les voitures du nouveau continent était un exemple pour les constructeurs du monde entier, ça a bien changé depuis.

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Dernière édition par Lebubu le Dim 13 Jan 2019 21:21, édité 1 fois.

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Lebubu a écrit:
Pas sûr que ce soit un beau cadeau pour vous ce dimanche le suivant! lol

A Stuttgart...

"Mercedes-Benz Sprinter 313 CDi Rettungswagen."

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En 1977 la gamme "TN" de Mercedes propose un véhicule à la demande exponentielle, celle des utilitaires de taille intermédiaire aussi à l'aise sur la route qu'en centre urbain. Ce créneau est si important qu'il est pris d'assaut par les généralistes, on trouve sur son chemin le Volkswagen "LT", le Ford Transit où encore le Citroën C35 et ses frères jumeaux Peugeot J5 et Fiat 242 sans oublier le Renault Master qui déboule en 1980.

:hello: Ah! C'est vrai que la ça ne fait pas forcément rêver :D

Citation:
le Citroën C35 et ses frères jumeaux Peugeot J5 et Fiat 242

:boud3: :boud3: :koi1: :boud1: :roulo: La boulette!!! Enorme celle-là!! :D
Le jumeau du J5 et Du Fiat 242 c'est le C25, pas le C35, dernier utilitaire conçu seul par Citroën avant le rachat par Peugeot! :roulo: lol ;)

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MessagePosté: Dim 13 Jan 2019 20:48 
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Lebubu a écrit:
A Retromobile...

"Chevrolet Bel Air Sedan."

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:koi1: :love: :love: C'est vrai que celle-là elle est à "tomber"!! Quelle est belle cette...Bel Air lol et dans un état :pouce: Tout semble absolument conforme (Comparez les enjoliveurs, jantes et pneus des celle du catalogue ci-dessous) :pouce:
Une petite précision, c'est une Bel Air Sport Sedan 1956 ;) :

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....et non une Bel Air 4 door Sedan :
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baby-boomer a écrit:

Citation:
le Citroën C35 et ses frères jumeaux Peugeot J5 et Fiat 242

:boud3: :boud3: :koi1: :boud1: :roulo: La boulette!!! Enorme celle-là!! :D
Le jumeau du J5 et Du Fiat 242 c'est le C25, pas le C35, dernier utilitaire conçu seul par Citroën avant le rachat par Peugeot! :roulo: lol ;)

Gloups, j'ai corrigé! :beber:

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MessagePosté: Dim 13 Jan 2019 21:22 
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baby-boomer a écrit:
Une petite précision, c'est une Bel Air Sport Sedan 1956 ;) :

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....et non une Bel Air 4 door Sedan :
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La "Sport sedan" se dispense de montants c'est ça?

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:jap: Et tu n'as pas la petite vitre latérale derrière la porte arrière car la lunette arrière est panoramique sur la Sport Sedan (Ils appellent cette carrosserie 4 door hardtop aux usa) ;)

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baby-boomer a écrit:
:jap: Et tu n'as pas la petite vitre latérale derrière la porte arrière car la lunette arrière est panoramique sur la Sport Sedan (Ils appellent cette carrosserie 4 door hardtop aux usa) ;)

J'avais pas fait gaffe! :pouce:

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"Mercedes ML 320 "Lost World"."

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"Les nouveaux dinosaures."

Le cap des années 90 est celui où tout va s'accélérer chez Mercedes. Le constructeur haut de gamme fait feu de tout bois et compte désormais être présent dans tous les créneaux en offrant plus de choix qu'un constructeur généraliste. Le secteur des tout-terrain est en effervescence, il est dominé par les Asiatiques qui proposent des franchiseurs costauds mais qui se payent aussi le luxe d'être confortables et bien équipés. Aux USA, ces "SUV" sont plébiscités et c'est l'un des seul domaines où les fabricants automobiles d'outre Atlantique s'en sortent en terme de vente. Mercedes doit franchir le pas car il y a un coup à jouer.
Alors oui Mercedes propose son Classe G mais il est hors de prix et sa rusticité peut rebuter, il faut une alternative plus moderne et moins cher à proposer. Un partenariat avec Mitsubishi à failli faire naître un modèle commun mais le projet avortera. Mercedes va la jouer en solo et c'est sous la houlette de Bruno Sacco qu'il revient la responsabilité de figer son look.
En 1996, un concept baptisé AAV (pour All Activity Vehicule) est dévoilé en avant première au salon de Detroit et ce n'est pas un hasard, Mercedes compte le vendre en majeur partie aux USA. Il préfigure les lignes de celui qui sera le modèle définitif, le "ML" dévoilé lui en 1997.
Le nouveau venu est un engin "king size", près de 4.60 mètres de long et 1.80 mètres de haut. Mais il adopte une ligne harmonieuse qui offre des phares au dessin de Classe S et une calandre façon "SL" incorporée au capot et qui place en son centre une monumentale étoile sur un fond noir décoré par trois barrettes horizontales. Haut sur pattes, assez musclé, il offre de belles surfaces vitrées et des flancs sobres assez lisses.
L'arrière abrupt avec ses petits feux striées et son grand hayon est calqué sur les productions Américaines. Ses barres de toit sont l'accessoire "indispensable" sur ce type de véhicule même si au final peu les utilisent et restent des éléments décoratifs.
Une fois la porte ouverte on retrouve l'ambiance Mercedes de cette seconde partie des années 90. Beaucoup de gris, des formes douces arrondies et une planche de bord qui ne déconcertera pas la clientèle. L'habitabilité est vaste, le coffre généreux et l'équipement peut devenir ultra luxueux à condition de cocher les cases des innombrables options et d'avoir un compte en banque bien garni.
Mais là où il surprends le plus, c'est sur sa finition. Construit aux Etats-Unis, en Alabama, il est bien en dessous de ce que Mercedes à pour coutume d'offrir à sa clientèle. Si aux USA on attache pas la même importance aux assemblages et aux matériaux, en Europe il est vilipendé! L'usine de Graaz en Autriche l'assemblera entre 1999 et 2002 en tachant de rectifier ces défauts impardonnables sur le vieux continent.
En revanche sa transmission motrice aux quatre roues lui offre de belles capacités de franchissement et s'offre de série un contrôle électronique de stabilité.
Les moteurs disponibles sont une fois de plus très variés, des 4,5,6 et 8 cylindres ont disponibles en version essence et diesel. L'offre débute avec un 4 cylindres 2.3 essence de 150 chevaux et plafonne avec la version V8 AMG de 347 chevaux pour le "ML 55"!
En 2002 le "ML" st restylé, nouveaux blocs optiques, boîtiers de rétroviseurs inédits avec clignotants incorporés et pare-chocs redessinés et peints ton caisse pour l'extérieur.
A bord la qualité des matériaux et des assemblages à fait un bond en avant! Il faut dire que le pionnier du genre en Europe à été suivi de près par BMW et que Volkswagen présente un agressif Touareg et que Porsche lance au même moment son Cayenne qui hérite de la même base technique. Il était donc indispensable de revoir ses défauts car désormais le marché, très lucratif, attire tous les constructeurs "premium". Mais la part de marché est grande, l'Europe étant de plus friande de ce type de véhicules. En 2005 un tout nouveau modèle lui succède tandis qu'Audi lance son Q7, l'offre est au complet.
Malin, Mercedes va collaborer avec Steven Spielberg et surtout l'aider à financer son film en plaçant ses produits pour ce long métrage au grand retentissement médiatique. "The lost world" est le second volet de l'immense succès "Jurassic park" et cette fois adieu les Jeep, place au tout nouveau Mercedes "ML". Deux modèles seront fabriqués pour circuler sur l’île aux dinosaures, une version découverte et une autre fermée servant de laboratoire mobile. Les "ML" utilisés seront des 320 de pré-série peints couleur camouflage et équipés de multiples protections. Avec un look de blindé léger, ces "ML" n'échapperont pourtant pas à la casse, l'un finira dans une falaise, l'autre ravagé par un T-Rex. Mais la magie du cinéma fait que de nombreux modèles seront construit en fonction des prises de vues et des besoins des diverses scènes. Voici donc l'une des deux qui est exposée au musée de Stuttgart et qui a été parfaitement préservée.

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"Rover P4."

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"La carte de l'originalité."

La "P4" est la première Rover moderne de l'après guerre, présentée en 1949, elle s'est quelque peu inspirée du dessin de la Studebaker Champion. Pour les stylistes Anglais, la voiture Américaine dessinée par Raymond Loewy et Virgil Exner symbolisait l'avenir de l'automobile en terme de design, la voie à suivre. Si l'ensemble est moderne grâce à la venue de la ligne "ponton", la version originale se dotera d'un feu central en plein centre de la calandre dénommé rapidement "cyclope" et qui ne sera pas au goût de tous, il disparaîtra en 1952. Ce feu de la discorde sera lui aussi repris de la Studebaker sauf que sur l'Américaine, il s'agissait d'un "bullet nose", une simple décoration chromée. Autre particularité, ses portes à ouverture antagonistes.
Mécaniquement, elle héritait de l'ancien quatre cylindres 2103 Cc de l'ancienne "P3" mais avec une culasse modifiée en aluminium, elle développait 75 chevaux et pouvait prétendre à un 135 Km/h. Notez que ses soubassements sont eux aussi en grande partie recyclés de la "P3". Nous sommes à une époque où chaque sou compte et encore plus en Angleterre, nos voisins d'outre Manche ayant une réputation à tenir! Revers de la médaille, le comportement routier n'était vraiment pas son point fort.
En 1953 une version six cylindres de 90 chevaux complétera l'offre et un an plus tard la 75 sera légèrement relookée.
Une version retouchée du six cylindres intervient en 1954 et lui apporte 15 chevaux de plus, la berline est alors forte de 105 chevaux, une belle valeur au milieu des années 50 qui lui permet de dépasser les 150 Km/h. Elle adoptera à cette occasion une boite de vitesses au plancher
En 1959 la version à quatre cylindres gagne 5 chevaux et passe désormais à 80 chevaux alors que la version six cylindres en perd elle 5 de son côté pour revenir à 100 tout rond.
Après une ultime retouche mécanique en 1962 qui permettra à la version la plus puissante de culminer à 123 chevaux, la "P4" s'effacera en 1964 pour laisser place à la plus moderne "P5".
Ce modèle assez populaire en Angleterre est bien plus marginal chez nous et si elle s'est très correctement vendue à plus de 130.000 exemplaires, elle n'a connue qu'une diffusion fort confidentielle dans notre hexagone.
En véritable Anglaise, la Rover "P4" offre ce que de nombreux amateurs d'automobiles adorent, du cuir, du bois, des finitions soignées et un habitacle chaleureux comme eux seuls savaient le faire à cette époque. Et puis c'est sans compter les nombreux chromes qui mettent en valeur cette auto de charme. C'est drôle mais vue des 3/4 arrière elle à un petit quelque chose de Mercedes 180 mais aussi de faux airs de Lancia Appia vous ne trouvez pas?
Ce modèle "75" de 1955 était une curiosité et il est amusant de constater l'étonnement des visiteurs et leur perplexité face à ce modèle bien difficile à identifier. Moi même je n'étais pas sur de moi en la voyant, heureusement la tête de viking posée fièrement au bout du capot m'a été d'une aide précieuse...le nom de la marque en dessous encore plus!

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"Mercedes-Benz Unimog U500 "Winterdienstfahrzeug"."

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"Aux frontières de l'impossible."

Si on devait évoquer en détail l'histoire de l'Unimog et de ses dérivés, il faudrait trois encyclopédies tant les versions et les variantes et les usages sont innombrables, on va donc faire simple.
En gros, Mercedes souhaite après la seconde guerre mondiale lancer un utilitaire tout terrain et multitâche, une sorte de grosse Jeep. C'est l'ingénieur Albert Friedrich qui est le chef du projet et le véhicule est quasiment finalisé avant 1950 et dès 1951, le premier Unimog est mis sur le marché, il est assemblé sur le site de Gaggenau.
C'est un bestiau rustique, dur à la tâche et réalisé das un seul but, pouvoir s'adapter à chaque demande. Ça aura été le cas sur de nombreux autres modèles mais aucun dans l'histoire de l'automobile n'aura été aussi loin. Au départ, c'est un simple châssis d'une solidité à toute épreuves, quatre grosses roues capables de débattements considérables, un indestructible moteur diesel de 25 chevaux et une cabine qui se réduit à deux portières et une capote.
Il est d'une efficacité rare si bien que l'armée l'adopte mais aussi les agriculteurs. Sa carrière est lancée et il est si bluffant que de nombreux pays en passent commande, il sera utilisé à toutes les sauces.
Son style ne va guère évoluer avec son capot incliné et des deux phares ronds. En revanche il ne va cesser de progresser et voir ses moteurs se moderniser. Quand à ses usages, ils se multiplient, on le voit partout, surtout là où les autres véhicules ne peuvent plus passer, il s'offre même le loisir d'emprunter les voies ferrées, oui, on peut même le faire rouler sur des rails!
Au milieu des années 60 son look s'arrondit, il est un peu moins rustique à piloter mais demeure la référence. Il peut traverser le désert, une étendue de neige, des pistes boueuses, rien ne l'arrête.
Dans les années 70 une nouvelle cabine est disponible, plus cossue, elle se rapproche de celle d'un camion mais le châssis est toujours cet ensemble fait de métal inaltérable et semblant impossible à détériorer. Ce châssis, c'est une base sur laquelle on peut tout greffer, grue, benne, treuil, matériel agricole, en fait c'est quasiment un tracteur plus polyvalent sur route. On l'utilise dans les casernes mais aussi chez les agriculteurs, dans les escadrons de pompiers, au sein de la police, au service de la voire, dans les forêts, comme chasse neige, en véhicule d'exploration, bref il est tout simplement sans limites. Si Mercedes aurait du choisir un véhicule pour fouler le sol lunaire, il n'aurait pas choisi autre chose que son Unimog!
Sans cesse renouvelé au fil des décennies et de ses générations, l'Unimog arrive en 2000 sous sa version dite "405", il adopte les désignations "U20", "U290", "U300", "U400" et "U500" en fonction des es versions. Sa cabine inédite faite en matériaux composites lui donne un pare-brise colossal et cet étrange bec de canard en guise de capot. Un autre de ses atouts et qu'il faire passer son volant et son pédalier de gauche à droite en appuyant sur un bouton, trop fort!
Les versions et adaptations sont innombrables, et le modèle ici exposé de 2004 dispose d'un 6 cylindres 6.4 litres de 279 chevaux. Équipé d'un système rotatif fait pour broyer la neige et la projeter sur le côté de la chaussée, il adopte tout le nécessaire pour déneiger toutes les voies qu'il emprunte. L'arrière étant réservé au sel qu'il repends sur la route suite à son salvateur passage. A titre informatif, il peut retirer 1600 tonnes de neige à l'heure, de quoi faire quelques batailles où de gigantesques bonhommes!
C'est l'équipement "Schmidt" qui réalise cette conversion spectaculaire et qui donne à cet engin ce look digne d'un véhicule sortit d'un film de "Mad Max". Travaillant depuis les années 60 avec Mercedes, il est désormais au sommet de son art et évidemment facture à un prix copieux ce type de véhicule hors du commun. Toujours en production, il prouve que l'Unimog reste une arme fatale pour aller là où les autres ne peuvent pas s'aventurer, aux frontières de l'impossible.

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"Lincoln Continental Mark V "Bill Blass"."

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"Le monde perdu."

Lincoln est la marque de luxe du groupe Ford, dans sa gamme, la Continental est le modèle le plus cher de tous. Celle qui doit faire rêver les Américains et ose affronter les plus prestigieuses productions de la planète entière voit le jour en 1939 sous la forme d'un coupé et d'un cabriolet de grande taille, elle sera vendue jusqu'en 1942 puis stoppée pendant la guerre avant de revenir en 1946 pour disparaître provisoirement en 1948.
Vient ensuite une seconde génération qui ne restera que deux ans à l'affiche, de 1956 à 1957, là elle ne sera vendue qu'en un très séduisant et onéreux coupé. Le look n'a plus rien à voir et pose la Continental en pleine période "fifties".
Ensuite arrive une nouvelle série de 1958 à 1960, le style est radicalement modifié et la voiture avec ses phares en "V" s'offre une personnalité très prononcée. La gamme évolue entièrement car elle s'offre en plus du coupé, un cabriolet et désormais une berline de grande classe, une limousine est même disponible, la Continental est désormais une vraie gamme.
Mais c'est la quatrième génération fabriquée entre 1961 et 1969 qui va entrer dans l'histoire en se rendant célèbre pour l'éternité à Dallas en 1963, lors de l'assassinat de J.F Kennedy à son bord. Cette série aura été disponible en coupé, en berline et en berline découvrable, et oui, la plus connue de toute pour son rôle tragique conté ci-dessus.
La cinquième génération est celle qui nous intéresse ici, elle sera commercialisée entre 1970 et 1979 et uniquement en berline et coupé, ce dernier étant le plus connu.
C'est ici une MK V que vous voyez, modèle fabriqué de 1977 à 1979 et uniquement en coupé, un coupé à la taille gigantesque, imaginez un peu, 5.85 mètres de long, plus de 2 mètres de large. Une coupé de la taille d'un porte avion mais qui réussi à garder une cohérence grâce à un style savoureusement travaillé fait de traits marqués et d'angles vifs. L'avant adopte une haute calandre rectangulaire chromée entourée par deux phares basculants derrière des volets basculants. On peut apprécier chaque détail comme la signature "Continental" sur la trappe de gauche où les blasons gravés sur les transparents de clignotants en bouts d'aile, un détail que l'on retrouvait sur les feux arrières de certaines Facel Vega d'autrefois. Le capot immense et ses longues ailes à volets ajourés sur les flancs laisse un porte à faux avant important qui réussi curieusement à se faire oublier dans cette masse de métal. On plonge ensuite sur un large habitacle au luxe clinquant comme les aime les Américains, tape à l’œil et bardé de gadgets uniques à cette époque, un palace (à l'Américaine) sur roues. L'arrière est plus classique hormis quand la voiture s'offre le "Continental kit" qui donne au couvercle de coffre l'impression d'y recevoir une roue de secours, si kitsch mais diablement indispensable pour coller avec la philosophie de l'engin. N'oublions pas l'épaisse custode arrière recouverte du vinyle équipé ici de ses hublots latéraux nommés aussi "Opera windows", délicieux!
Dans l'immense salle des machines se trouve deux énormes V8 un 6.6 litres et un 7.5 litres qui sortent respectivement 166 et 208 chevaux, un rapport cylindrée/puissance à l'Américaine qui fait toujours sourire mais qui permet un couple de camion et une longévité presque infinie, ça a ses avantages aussi. Attention, le coupé XXL pèse plus de 2300 kilos, un coffre fort sur (grosses) roulettes!
Vendue plus de 10.000$, la Continental MK V aura pourtant une excellente carrière, son style clinquant, son équipement ultra complet et son confort remarquable en feront une star des coupés US des "seventies". Oui elle était très chère mais au moins elle ne volait pas ses clients tant elle offrait de luxe et d'opulence, au moins on savait où on avait mis son argent! De plus quelques séries limitées exclusives donneront l'envie à une certaine clientèle de posséder une voiture très exclusive grâce aux éditions spéciales toutes plus luxueuses les unes que les autres. Elles se nommeront "Givenchy", "Cartier", "Pucci" et "Bill blass" comme c'est ici le cas présent. Cette dernière offrait en 1977 cette peinture "Midnight blue" avec le toit vinyle "Lugano chamois", teinte qui orne aussi l'habitacle. Un espace au confort exceptionnel et vaste où les places arrières sont dignes d'une limousine. On se délecte de chaque détail où les stylistes se sont amusés avec les formes carrées qui s'imbriquent dans ces compteurs face au pilote. Vitres, rétroviseur et siège électriques, radio, climatisation, régulateur de vitesse et même phares à allumage automatique, tout est présent dans cette voiture hors du commun.
En 1979, une ultime série est commercialisée, la "Collector's Series", version ultime facturée trois fois le prix d'une berline Ford!
Modèle qui m'a toujours fasciné, je reste à chaque fois épaté par ces paquebots qui signent aussi la fin d'une époque où les constructeurs Américains pensaient encore avoir raison de commercialiser de tels engins à un moment charnière où le monde ne semble plus adapté à ces mastodontes. Des erreurs stratégiques qui coûteront cher aux géants de Detroit par la suite et les feront plonger dans les années 80 où la clientèle cherchait des produits plus rationnels. Elles restent un témoignage de ce point de bascule et ne cesseront de fasciner les amoureux d'automobiles, qu'ils aiment où détestent ces voitures vraiment pas comme les autres.

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MessagePosté: Mer 16 Jan 2019 14:24 
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:hello: :koi1: :koi1: Sacré bestiau!! Surtout pour un coupé (sorti en 1977 et 78 avec ce type de petite fenêtre ovale, en 1979 celle-ci disparait, uniquement sur la Bill glass edition, les autres la conserve)

Tiens, ce matin chez ma boulangère préférée je vois exposée une série de fèves qui attire mon regard :love: :love: :urge: :fonsde:

"Vous les vendez sans la galette?"

" Oui, t'en veux une? C'est 1.5€ la fève" ...Elle tutoie tout le monde :D

"Non, la série!!" :D

"C'est vrai qu'elles sont belles, je les aurais bien gardées...."

"J'achète!"

La baguette m'a coûté un peu cher...mais vous allez voir pourquoi je ne regrette pas :D
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Une série de traction avant de différents modèles et générations... Là les photos ont été prises vite fait (mal fait...) mais j'ai déjà une idée pour les mettre mieux en valeur :love: :yep1: ;)

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C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.....


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MessagePosté: Mer 16 Jan 2019 22:01 
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:love: Elles sont magnifiques!!!
1.5€ le lot? C'est pas possible!!?? :heu3:

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A Stuttgart...

"Mercedes-Benz C32 AMG Break "Medical Car F1"."

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"Urgences."

Un destin hors du commun que celui de Mercedes, l'entreprise à l'étoile à toujours réussi à traverser les crises et opter pour d'excellents choix stratégiques. Certes il y aura quelques modèles moins chanceux que d'autres mais globalement toutes les Mercedes auront été des succès soit d'estime, soit commerciaux.
Les années 90 marquent l'ouverture à une gamme toujours plus large si bien que petit à petit, Mercedes va proposer plus d'offre que les marques généralistes! Un comble car 20 ans à peine plus tôt le catalogue était mince et constitué de peu de modèles, désormais c'est l'escalade, on y trouve même depuis 1997 une citadin, la petite Classe A.
Avec l'arrivée du SUV ML, le constructeur n'en oublie pas de renouveler sa flotte et c'est au tour de la Classe "C" d'y passer en ce nouveau millénaire. Mais face au succès de la génération précédente et ses 1.8 millions d'exemplaires vendus, il n'est pas pensable un instant de chambouler la ligne de cette nouvelle génération.
Dévoilée en 2000, cette Classe "C" type "W203" suis le courant du design des modèles de la gamme. Cette fois c'est la face avant qui change le plus avec l'adoption de ces phares type "cacahuète". Voilà qui était osé à une époque où Mercedes s'est cherché une nouvelle identité visuelle. Elle se trouve en 1995 avec la Classe "E" type "W210" qui s'équipe de 4 phares ronds au style quelque peu rétro. Cette nouveauté à étonné et dérouté, les stylistes ne tireront pas trop sur la corde et décident en 1998 de s'adoucir en les englobants sous un seul et même élément lors de l'arrivée de la Classe S" type W220".
Voilà qui est intéressant cette histoire de phares, car dans les années 90 on les réinvente grâce à l'arrivée du polycarbonate, ce matériau en plastique translucide est homologué partout dans le monde pour remplacer le verre. Maintenant les stylistes ont du grain à moudre car on peut le travailler bien plus simplement et le modeler de quasiment n'importe quelle forme contrairement au verre. Ce "détail" va beaucoup participer à la mutation du visage des automobiles, il ne cessera d'évoluer ensuite avec l'arrivée de nouvelle technologies pouvant faire de l'intérieur des phares un véritable travail de designer. De nos jours les phares sont de véritables petites merveilles d'esthétisme qui frisent l'art tant ils sont ouvragés. Mais je m'égare et je crois que cet article risque de devenir interminable!
Cet avant inédit lui fat tourner une page, avec sa calandre englobée au capot et son bouclier qui fait maintenant corps avec la carrosserie, et ça aussi c'est nouveau, la nouvelle ex "baby Benz" se montre très séduisante et contemporaine.
Vue de côté elle ne marque pas une franche rupture et reste un berline trois volumes. Mais les angles gommés, l'abandon des clignotants striés, ce porte à faux avant très court plongeant et sa malle raccourcie et musclée donne un vrai coup de vieux à celle qu'elle remplace. Les baguettes latérales sont peintes ton caisse tout comme les bas de caisse, les poignées de portes adoucies et les feux arrières mordants en biais sur les ailes arrières font d'elle une petite Classe "S" toutes proportions gardées.
C'est d'ailleurs cette poupe qui est la plus inspirée de la grande Mercedes. Les feux sont beaucoup plus modernes et nettement plus harmonieux, le troisième feu de stop est incrusté dans la malle et cette dernière mords désormais sur le pare-choc. Ce dernier d'ailleurs est lui aussi beaucoup plus moderne car faisant partie intégrante de la ligne de la voiture et non plus élément rapporté.
Ces formes plus douces, plus fluides se retrouvent à l'intérieur où une mode "zen" à envahie Stuttgart. Adieu (pour un moment) les angles saillants, place à des pièces arrondies où ovales, le regard est apaisé, on se croirait dans un chamallow tout doux où même les garnitures de portes semblent maintenant confortables. C'est fou comme les formes peuvent jouer sur notre sensibilité. C'est aussi la grande mode des années 90/2000, ça ne durera qu'un temps. Mais les repères restent identiques, les commandes sont aux mêmes endroits et là encore il n'est nullement question de dérouter l'ergonomie semblable à la gamme. Avec des nuances claires, des boiseries, l'habitacle de cette Classe "C" ne manque pas d'allure mais comme toujours il faut cocher une version haut de gamme et y ajouter moult onéreuses options, c'est le jeu!
Plus dynamique que l'ancien modèle, la nouvelle venue offre un plaisir pas encore vu au volant d'une "petite" Mercedes. La gamme variée de mécanique s'étoffe elle aussi, désormais il y en a pour tous les goûts, essence et diesel 4,5 et 6 cylindres. L'accès se fait via le bloc 1.8 litres de 127 chevaux et grimpe au V6 3.5 litres de 272 chevaux.
Le break est renouvelé et on y trouve même un coupé à hayon au style vraiment décalé, la "C Sport Coupé". Cette poupe radicale va cliver la clientèle et cette variante étonnante ne fera guère recette. Ça n'étonnera personne mais moi ce "vilain petit canard", je l'aime bien!
C'est en 2001 que la berline, et le break montrent les crocs. Plus question d'attendre la mi-carrière pour mettre sur le marché un modèle sportif, la "C32 AMG" compte bien régler ses comptes à l'indétrônable BMW M3. Et en plus Audi qui depuis quelques années est entré dans l'arène des "premium" made in Germany propose une "S4" elle aussi fort ambitieuse.
La "C32 AMG" loge sous son capot un V6 essence 3.2 litres utilisant l'aide d'un compresseur pour lui permettre d'extirper la puissance fabuleuse de 354 chevaux. L'ensemble est obligatoirement lié à une boite automatique à 5 rapports du fait de son couple phénoménal. La vitesse est limitée à 250 Km/h, le 0 à 100 est fait en 5.2 secondes et le kilomètre départ arrêté en 24.7 secondes. Ces chiffres sont remarquables, la Classe "C" attaque et donne un grand plaisir dans un confort de premier ordre.
Comme de coutume, pas d'excès côté vestimentaire, les boucliers sont discrètement revus, des bas de caisse "propre sur eux" sont ajoutés, il y a aussi des jantes de 17 pouces (rigolez pas, en 2000 c'était grand) et une double et sobre sortie d'échappement.
Dedans, c'est toujours aussi léger comme décoration, elle réutilise la finition "Avantgarde" avec juste une sellerie en cuir spécifique, des fonds de compteur "AMG" et quelques placages fait d'imitation d'aluminium où de carbone. En revanche l'équipement affiche complet histoire de ne pas se faire trop "manger" par ses rivales dans ce domaine. De toute façon vu le prix du jouet, 66.000€, on se doute que rien n'a été offert par la maison.
Produite trois années entre 2001 et 2004, il n'y a pas de chiffre précis du nombre d'exemplaires vendus.
Revenu au début des années 90 comme motoriste de F1, Mercedes va aussi faire rouler ses voitures sur les pistes des grand prix...mais comme véhicules d'assistance! Safety car où encore depuis 1998 comme "Medical car", année où elles seront obligatoires.
La version AMG Break de la précédente génération sera celle qui va ouvrir le bal puis en 2001 la nouvelle version arrive, c'est celle qui est ici exposée. On la verra sur les circuits du monde entier jusqu'en 2003.
A bord, trois médecins. Le choix du break est simplement lié au fait qu'il peut transporter plus aisément tout le matériel en cas d'accident corporel. Avec sa rampe de gyrophare spécifique, ses stickers et le nom des personnels médicaux sur les vitres, les 354 chevaux montrent sur piste toute leur utilité. Pour mieux être maintenus dans les courbes, des sièges baquet spécifiques dotés de harnais ont pris place au lieu de ceux d'origine plus confortables.
Ces voitures que l'on ne voit que sur petit écran, il est toujours intéressant de pouvoir enfin les regarde de plus près et en détails, voici donc l'une d'elle.

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